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Histoire de chef

Nadia Sammut

À 6 mois, on s’est aperçu que quelque chose n’allait pas. Mes cheveux pous saient blancs, j’avais un très gros ventre, mais à l’époque personne ne comprenait de quoi je souffrais.

Parlez-moi de votre enfance…

Je suis née le 7 décembre 1980, à 18h30…

Les médecins ont suspecté une leucémie, et il a fallu l’intervention d’un médecin extraordinaire qui a compris que j’étais atteinte de la maladie cœliaque. J’avais donc les villosités intesti nales entièrement détruites. Ce qui expliquait mon retard de croissance. Et en plus de cette intolérance au gluten, je ne digérais pas non plus les disaccharides, c’est-à-dire l’ensemble des sucres, comme le lactose. Mais tous ces problèmes m’ont finalement amenée à me porter une attention particulière, et à acquérir dès le plus jeune âge des valeurs profondes de joie et de reconnaissance. J’ai porté un regard différent sur la société, et grâce au soutien de mon père j’ai renforcé mon mental malgré mes problèmes de santé.

Quels souvenirs conservez-vous de ces premières années ?

J’étais quelqu’un de plutôt joyeux, je n’ai aucun souvenir de tristesse. Mes parents avaient pris la mesure de cette maladie, donc ma mère faisait l’effort de cuisiner pour moi, pour la cantine notamment, où j’apportais chaque jour mon repas. J’étais entourée d’amour et de bienveillance, mais comme la pathologie n’était alors pas connue, à l’école, et même à l’extérieur, personne ne comprenait mon fonctionnement, et pourquoi lors des anniversaires, gâteaux et bonbons m’étaient interdits. Mais je me suis toujours naturellement adaptée à la situation

Cet article est issu du magazine

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N° 359 Août 2024

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