Histoire de Pâtissier
Arnaud Larher
Sur son cyclomoteur dans le jardin familial
Ma mère était comptable et mon père peintre en bâtiment. Je suis le seul, de toute ma famille, à travailler dans le domaine de la gastronomie. Ils étaient tous dans l’agriculture et le bâtiment.
Comment se déroulent votre enfance, votre scolarité ?
J’aimais l’école, mais uniquement les cours qui m’intéressaient… Ceux que je n’aimais pas, je le faisais bien comprendre. Et j’adorais le sport, j’avais de l’énergie à revendre, à tel point que ma mère m’avait inscrit au judo, au basket et au foot. Mais c’est au foot que j’ai le plus joué.
Vous y jouez toujours ?
Un peu mais pas assez ! J’aimerais bien être licencié dans un petit club en banlieue et taper la balle le dimanche matin. Car depuis que je suis installé, je suis cantonné au sport individuel, que je peux pratiquer selon mes disponibilités. Je cours et je nage mais je préfère toutefois l’esprit d’équipe.
Comment êtes-vous venu à la pâtisserie ?
Concours du Meilleur Apprenti de France
J’ai toujours été plus sucré que salé ! Et quand j’étais gosse, à côté de la maison, nous avions une boulangerie dont j’adorais les effluves. Et ce travail m’intriguait, j’avais toujours envie d’aller voir. Ensuite, à l’âge de 15 ans, lors d’un séjour en centre de vacances, par l’intermédiaire d’un copain dont la maman était cuisinière du centre, je me suis retrouvé à aider à la préparation des desserts. Et j’ai adoré cette ambiance, ça rigolait bien. Après il y a eu les émissions de Jacques Martin le dimanche matin sur la deux !
Je trouvais épatant de voir ces transformations de matières premières, j’étais émerveillé de voir un croissant pousser, la manière d’incorporer des raisins dans un pain aux raisins. Et ce que j’aimais par-dessus tout, c’est de pouvoir goûter sur l’instant ce que tu préparais. Je repense à la crème pâtissière que je mangeais chaude à la cuillère. J’étais au firmament. Et comme je voulais aller plus loin, je me suis mis à acheter des livres de pâtisserie. C’est là où ma mère a compris que j’avais trouvé ma voie !
Cet article est issu du magazine
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