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Histoire de Pâtissier

Nicolas Bernardé

L’un des Meilleurs Ouvriers de France 2004 s’est installé à La Garenne-Colombes avec une idée peu commune à l’époque, ouvrir une pâtisserie sans petits gâteaux. Plus épicerie que boutique, avec sels parfumés, vinaigresaromatisés, huiles, confitures et macarons, cette singularité a payé, dix ans après les Garennois l’ont adoptée.

Propos recueillis par Michel Tanguy

Avec ses deux soeurs, Gaëlle et Sophie

Arrière petit-fils de charcutier et fils de boulanger, installé en Touraine puis dans le 12e arrondissement de Paris, Nicolas Bernardé aura baigné depuis son plus jeune âge dans l’ambiance du fournil et des effluves des gâteaux et du pain. Comment après cela ne pas se dédier à la gourmandise ?

Comment se passe votre enfance ?

J’ai passé beaucoup de temps en Touraine avec grand-mère, notamment pour les vacances scolaires. J’y ai passé de bons moments, il y avait la forêt, l’Indre, la Loire, on allait à la pêche, on faisait un peu de braconnage, on jetait des lignes de fond. C’était sympa. C’est ma grand-mère qui m’a en partie élevé, car mes parents étaient occupés à la boulangerie. Ma grand-mère était une fervente cuisinière, ça sentait toujours le miel ou la cuisine. Elle nous préparait des lapins, des blanquettes de veau, des gâteaux, des tartes aux pommes. Sa gazinière ressemblait à un piano de cuisine. Le premier travail après le petit déjeuner était de la nettoyer avec du papier de verre, et de l’enduire ensuite d’une crème pour la lustrer. Le piano était toujours nickel

Cet article est issu du magazine

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N° 334 Octobre 2021

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