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Histoire de chef

Alexandre Mazzia

passe son enfance à Pointe-Noire, en République du Congo, auprès d’un père négociant en bois et d’une maman comptable.

Propos recueillis par Michel Tanguy

Ses quinze premières années sont rythmées par les allers-retours entre l’Afrique et l’île de Ré où vit son grand-père Michel, pêcheur, et des séjours à Trappes où résident cousins et cousines. Les passages en région parisienne s’animent de partie de foot à Bondy ou de basket avec des camarades comme le comte de Bouderbala, Lamine Diarra et Grand Corps Malade. Alexandre baigne dans ce multiculturalisme, et conserve de ses années africaines le souvenir de choses simples : la côte sauvage, les retours de pêche et les parties de foot. Une légèreté d’esprit et une naïveté du quotidien qu’il perd assez vite à son retour en France.

En quoi votre retour en France a-t-il été compliqué ?

Nous sommes rentrés un été chez mes grands-parents à l’île de Ré, et on m’a dit que je ne rentrais pas à Pointe-Noire mais que j’allais intégrer, à la rentrée, une école d’horticulture chez les jésuites à Igny Palaiseau. Je me souviens encore de cette rentrée scolaire avec ce père qui nous faisait la classe. Je vivais une véritable fracture sociale.

Et pourquoi l’horticulture ?

Mes parents avaient demandé à leurs amis de les conseiller sur une école… Mais au bout d’un an, j’ai demandé à en partir.

Cet article est issu du magazine

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N° 354 Janvier 2024

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