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Histoire de chef

Jacques Maximin

S’entretenir avec Jacques Maximin, c’est retracer plus de 50 ans d’histoire, notamment celle du Sud qu’il aura marquée de son sceau. Reconnu par ses pairs pour son immense talent, il ne semble pas encore prêt, à 73 ans, à raccrocher son tablier de cuisinier.

Propos recueillis par Michel Tanguy

Poser des questions à Jacques Maximin est presque impossible tant le débit de parole est soutenu. L’homme se raconte avec précision, se souvient des lieux, des noms, seules les années sont parfois difficiles à inscrire avec exactitude sur la frise d’un parcours loué par toute une profession. Chef engagé, membre du Coet MOF (Comité d’organisation des MOF – ndlr), il déploie toujours une énergie incroyable, et affiche une passion qui n’a pas pris une ride.

Que faisaient vos parents ?

Mes parents avaient un café, tabac, restaurant, station-service à Rang-du-Fliers, dans le Pas-de-Calais. Mon père était bon vivant, il était à la chasse, ma mère au turbin. Ça faisait un peu désordre (rire). Mon père ramenait ses copains de chasse à la maison, et ma mère, en plus du bistro, faisait la « tambouille ». Le dimanche, c’était toujours des tables d’amis, alors entre surveiller la daube et servir un paquet de tabac et deux Ricard, j’étais là à donner un coup de main, au lieu d’aller me promener.

Comment s’est passée votre scolarité ?

Dans un commerce, on n’a pas beaucoup le temps de s’occuper des enfants, donc on les met au collège, en demi-pension ou en pension. J’ai suivi ma scolarité, collège et lycée à Montreuil-sur- Mer… Et comme j’étais demi-pensionnaire, je mangeais à la can- tine, dont le chef Alain Bernard était un ami de mes parents. Et un jour il m’a proposé, en juillet et août, de venir lui donner un coup de main dans un hôtel à Merlimont plage, où il travaillait durant les vacances, et ça m’a bien plu.

Cet article est issu du magazine

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N° 331 Juillet 2021

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© Thuriès Gastronomie Magazine

Alain Passard