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Château des Sarrins

Nez et Palais

La Provence Côté par Louise Delamarre

Même si la consommation de vins rosés n’augmente plus comme au cours des dernières années, ils restent les stars des tables estivales.

Château des Sarrins

Et les vins de Provence sont ceux qui gardent la meilleure image avec leur « goût vraiment agréable » pour des cuvées « rafraîchissantes, fruitées et aromatiques » d’après un sondage réalisé pour l’Observatoire mondial du rosé. Le vignoble provençal figure de surcroît parmi les plus avancés de l’Hexagone en matière de pratiques viticoles biologiques puisque près d’un quart des surfaces est aujourd’hui certifié AB (agriculture biologique). Ce choix qualitatif va évidemment de pair avec la montée en gamme et la valorisation des vins sur le marché international. Pour autant, l’objectif d’afficher un vignoble 100 % bio ou HVE (haute valeur environnementale) à l’horizon 2030 par le Comité interprofessionnel des vins de Provence (CIVP) n’est pas forcément tenable avec la multiplication des événements climatiques : sécheresse, incendies, pluies torrentielles et gelées tardives.

Fine connaisseuse des vignobles du littoral varois aux Baux-de-Provence (première appellation française 100 % bio), Laurence Berlemont, à la tête du Cabinet d’agriculture provençale, conseille de nombreux domaines et quelques coopératives. Et note qu’il a fallu beaucoup de courage aux premiers vignerons pour se lancer dans l’aventure, la mention bio ne faisait alors pas vendre du tout, et mettait surtout la plupart du temps en péril leurs revenus.

Avec l’arrivée d’hommes d’affaires et de stars du show-biz, les choses ont changé. Ils avaient les moyens d’expérimenter, mais aussi de se tromper parfois. De quoi inspirer de plus petites propriétés, même si le coût est plus important, car être en bio demande plus de main-d’oeuvre. Alors certes, il reste du travail à accomplir, mais la Provence est sur le bon chemin pour devenir la première région de France à proposer des rosés 100 % écologiques.

Grande Cuvée Rosé 2023

Depuis l’arrivée de la famille Paillard (champagne Bruno Paillard) en 1995, le domaine du Haut-Var a retrouvé un lustre qui avait disparu avec l’exode rural. Grâce à une forte amplitude thermique, les vins bénéficient d’une fraîcheur exceptionnelle. À l’instar du dernier millésime qui offre un nez fin et intense, marqué par des arômes floraux (violette, muguet) et de pêche blanche très élégants. En bouche, l’amande douce participe à une matière souple où les agrumes viennent souligner la tension.

Prix : 17,50 € (cavistes)

Cet article est issu du magazine

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N° 357 Mai 2024