Histoire de Pâtissier
Carl Marletti
À l’aube de ses 50 ans, qu’il fêtera le 8 juillet 2020, Carl Marletti s’épanouit dans son rôle d’artisan. Passionné, guidé par la générosité et le partage, il reste fidèle à sa boutique du 5e arrondissement parisien où il cisèle une pâtisserie haute couture.
Que faisaient vos parents ?
Mon père était architecte d’intérieur, je crois que je tiens de lui cet amour du travail manuel. Car j’aime faire quelque chose de mes mains, j’aime l’artisanat. J’aurais bien voulu être ébéniste. L’école Boule, le travail du bois, la sculpture, j’aime sentir la matière, le produit vivant. Il y a une sensibilité, une délicatesse au touché… et la cuisine, la pâtisserie, pour moi c’est la même chose. Ma mère était coiffeuse mais ensuite elle nous a élevés. Nous étions trois, j’ai deux sœurs, une cadette et une plus âgée, et je suis le seul à travailler dans ce secteur, même si tout le monde pensait que je travaillerais dans l’automobile car j’adore les voitures.
Vous étiez gourmand petit ?
Ah oui, moi j’aime la vie ! J’aime manger, les pâtisseries, la cuisine, c’est un sujet important. Vous apportez un plat, un dessert sur la table, les gens le partagent et tout le monde se fait plaisir. Le repas c’est un moment d’échange qui est magnifique. Et puis de goûter, de partager, d’analyser, de transmettre. Parce que la base de notre métier c’est vraiment ça, la transmission, le partage de ses connaissances, de techniques.
Cet article est issu du magazine
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