Skip to content

Histoire de chef

Bruno Verjus

© Stéphane de Bourgie

Roanne est une ville de bonneterie, comme Troyes, mon père est technicien, ma mère ouvrière dans la bonneterie de la ville.

Propos recueillis par Michel Tanguy

Que faisaient vos parents ?

Que faisaient vos parents ?

Comment se passe votre enfance ?

Je suis un enfant assez rêveur, tranquille. Je passe mon temps à lire, à faire de grandes balades dans cette campagne où nous vivons, à 12 km de Roanne, au bord du Renaison. Mes jeux sont d’avoir un potager, de faire pousser des petits radis, des salades… Je trouve ça fascinant de mettre des graines dans la terre et de voir les légumes pousser. Je pose des collets pour attraper des lapins, je pêche des grenouilles, je braconne des truites, je ramasse des champignons avec mon père, des herbes avec ma grand-tante, propriétaire d’une petite ferme vivrière où il y a 3 vaches et des chèvres, que je m’amuse à plaquer au sol pour boire directement leur lait au pis.

Vous aimez cette vie à la campagne ?

Je suis né en province, mais je ne suis pas provincial. J’aime explorer la nature, mais en même temps, je n’aime pas trop la campagne. En réalité, je déteste la campagne, je suis très urbain, j’ai besoin de culture, de lecture, je m’évade par ce biais, par le travail de l’écriture. Ma nourriture essentielle à l’époque, ce sont déjà les livres. Mais attention, je ne lis pas Proust et Victor Hugo à 10 ans (il rit). À 12 ans, je lis Bob Morane, je commence par la bibliothèque verte… pas trop de bande dessinée, ça n’a jamais été mon truc. J’aime les récits d’aventure pour les enfants, Paul Émile Victor, tous ces trucs-là. Je lis de la science-fiction, énormément, j’ai ce désir de m’échapper.

Cet article est issu du magazine

S'abonner
N° 346 Janvier 2023

À lire aussi

Voir tout
© Thuriès Gastronomie Magazine

Alain Passard