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© Thuries Magazine - Pascal Lattes

Histoire de chef

Olivier Bellin

L’Auberge des Glazicks à Plomodiern

À l’aube de ses 50 ans, après s’être accordé presque une année de pause nécessaire à sa survie, Olivier Bellin rouvre son auberge du sud Finistère. En 2019, usé d’avoir tout donné à son établissement de Plomodiern, il ferme son restaurant. Pour prendre soin de sa santé tout d’abord, se recentrer sur lui-même et surtout savoir s’il a toujours l’envie d’être cuisinier. Il est aujourd’hui plus déterminé que jamais, fort d’une énergie retrouvée, et prêt à offrir à sa maison la 3e étoile dont certains parlent depuis longtemps.

Propos recueillis par Michel Tanguy

© Thuries Magazine - Pascal Lattes

En 1870, le bâtiment de l’actuelle auberge abrite la forge de l’arrière- grand-père, maréchal-ferrant du village. L’activité perdurera avec le grand-père d’Olivier jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est qu’après-guerre que sa grand-mère, Anna Rospape, constatant le développement de l’automobile, décide de servir la soupe. C’est le début de l’auberge.

Au fil du temps, le restaurant familial accueille les mariages, nombreux à se célébrer dans cette région marquée par les traditions, et la religion. L’activité est florissante et amène la construction d’un nouveau bâtiment pour accueillir les noceurs. Fin des années 1960, Anna sert ses premiers repas ouvriers. Une activité poursuivie ensuite par Marie-Noëlle, la maman d’Olivier, qui reprendra le flambeau au débotté un samedi d’été. Et c’est en 1999 qu’Olivier, fraîchement sorti des cuisines de Joël Robuchon, rentre à l’auberge décidé à pérenniser l’activité du restaurant familial.

Olivier, comment s’est passée votre enfance ?

Heureuse. J’ai toujours été heureux. J’étais très proche de ma mère, et je le suis toujours d’ailleurs. J’aimais manger, j’avais de nombreux amis et je profitais de la vie. J’ai eu une super enfance.

Cet article est issu du magazine

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N° 322 Septembre 2020

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