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Histoire de chef

Adeline Grattard

ne se destinait pas à la cuisine… Et pourtant, elle figure aujourd’hui au rang des femmes cheffes qui comptent. Netflix lui a même consacré un documentaire. À 43 ans, elle attend son 4e enfant et semble plus épanouie que jamais. Elle revient pour nous sur un parcours façonné par un rythme de travail soutenu, et une détermination sans failles.

Pascal Lattes · Première boum avec sa soeur

Que faisaient vos parents ?

Ma mère était infirmière de nuit, elle a travaillé ainsi toute sa vie. Elle était donc à la maison la journée, ce qui était plutôt pas mal. Mon père était cadre commercial pour Carrefour jusqu’à ses 40 ans, puis dépassé par l’arrivée de l’informatique, sans réelle formation, il a décidé de créer, avec ma mère, des chambres d’hôtes en Bourgogne ; ma mère continuant toutefois à travailler.

Vous avez des frères et sœurs ?

J’ai une sœur de 5 ans mon aînée, Isabelle. Elle a beaucoup voyagé et elle m’a pas mal inspirée dans les livres de cuisine. J’étais un peu son soldat (elle rit), et quand elle revenait de voyage, il fallait que je lui prépare des plats qu’elle avait mangés.

Comment se passe votre enfance ?

J’aimais le jardin, j’avais souvent les doigts pleins de terre, j’écrasais aussi beaucoup d’insectes. Le reste du temps, j’étais dans les jupons de ma mère, en cuisine, ou avec mon arrière-grand-mère, car elle nous a pas mal gardées, et elle était super bonne cuisinière. Sinon j’ai commencé à monter à cheval à l’âge de 5 ans, et je n’ai arrêté que pour me dédier à la cuisine à l’âge de 20 ans. Et pour mes 15 ans, ma mère m’a acheté un cheval que je montais chaque jour. J’ai même fait de la compétition.

Cet article est issu du magazine

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N° 337 Mars 2022

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