Histoire de chef
Jean-Louis Nomicos
J’ai vécu à Allauch, près de Marseille. Un très joli village provençal, où il y avait beaucoup de maraîchage lorsque j’étais enfant.
Comment se passe votre enfance ?
Le joyau du village reste la chapelle Notre Dame du château, construite sur la colline au XIIIe siècle, elle domine tout Marseille. J’y retourne régulièrement car mes parents vivent toujours là-bas, et j’ai des oliviers dont mon frère s’occupe. Il a une société de paysagiste, il est très attaché à la nature et à cette région du Garlaban.
Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?
Mes grands-parents maternels étaient originaires d’Italie, de la région du Piémont. Ils avaient émigré au début du XIXe siècle, et s’étaient installés comme maraîchers. Ils faisaient d’incroyables légumes, dont j’ai encore le souvenir. Je garde en mémoire le goût des poivrons grillés de ma grand-mère, ses gnocchis, sa polenta, son canard à l’orange. Ma mère cuisinait la Provence, les soupes de poisson, les bouillabaisses, les courgettes du jardin avec la sauce à l’anchois. Et je me souviens aussi d’une brouillade d’oursins que j’avais mangée au restaurant avec l’un des voisins de mes parents. Ce plat m’a marqué, tout comme les rougets grillés aux sarments de vigne qui ont suivi.
Cet article est issu du magazine
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