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Histoire de chef

César Troisgros

Maison Troisgros à Roanne. César Troisgros représente la troisième génération d’une famille dont le nom résonne dans le monde de la gastronomie. En France, bien sûr, mais aussi à l’étranger. C’est pourtant avec beaucoup d’humilité qu’il perpétue la passion de la cuisine chevillée au corps, l’histoire de la maison Troisgros, aujourd’hui installée à Ouches, au pied des collines roannaises.

Propos recueillis par Michel Tanguy

L’histoire de la famille Troisgros débute à Roanne en 1930. Après avoir quitté Chalon-sur-Saône et le café qu’ils y tenaient, Jean-Baptiste et son épouse Marie s’installent face à la gare, et reprennent l’Hôtel des Platanes. Au début des années 1950, ils sont rejoints par leurs deux fils, Pierre et Jean, eux aussi dévoués à la cuisine. Ils obtiennent leur première étoile en 1956, créent le fameux Saumon à l’oseille en 1962, et accueillent leur deuxième étoile en 1965. Et ce n’est que trois années (seulement) après, en 1968, que la maison Troisgros est récompensée d’une troisième étoile qui brille toujours aujourd’hui à Ouches, où le restaurant a déménagé en 2018 dans une campagne magnifique sur un domaine de 17 hectares.

En 1983, Michel Troisgros rejoint son père Pierre et son oncle Jean dans les cuisines de Roanne. Le décès prématuré de Jean décidera Michel à ne plus quitter la ville où il a grandi. Son fils César l’a à son tour rejoint en 2010. Et si l’histoire se perpétue, elle ne se répète pas, car si Michel a pris le temps pour trouver sa place, ne prenant seul les rennes de la cuisine qu’en 1996, il laisse aujourd’hui à César un champ beaucoup plus large pour s’exprimer. César n’a que 35 ans mais déjà un parcours riche et une implication totale dans l’entreprise familiale où parents et enfants travaillent ensemble : Michel et son épouse Marie-Pierre, Léo, le cadet, César, et désormais Marion leur sœur aînée.

Comment s’est déroulée votre enfance ?

En cuisine inévitablement puisque ce métier transpire dans la vie de famille. Avec déjà une transmission, sans même qu’elle soit décidée… Culinaire mais aussi du goût, simplement par notre vie au quotidien.

Quels étaient vos passe-temps ?

La musique. J’ai joué de la batterie de 5-6 ans à 17-18 ans. Ensuite, j’ai un peu abandonné car j’ai quitté Roanne, donc c’était un peu plus compliqué. Désormais je joue de la guitare. Je n’en avais jamais joué mais je connaissais tous les modèles mythiques, et puis il y a 5-6 ans, pour mon anniversaire, on m’en a offert une. Et plus jeune j’ai aussi pratiqué beaucoup de sport : vélo, ski, sports mécaniques. Papa faisait de l’enduro, donc rapidement j’ai été passionné par cela à l’adolescence. Et j’ai aussi beaucoup joué au tennis.

Cet article est issu du magazine

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N° 329 Mai 2021

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