Alexandre Furtado

Alexandre Furtado est originaire du Brésil, de Mina Gerais plus précisément, un État du Brésil majestueux en paysages et célèbre pour sa gastronomie. Le chef a grandi dans une contrée gourmande auprès d’une maman cuisinière dans une ferme et d’un papa responsable d’un abattoir« Mon père m’a appris à travailler les carcasses. » Les plaisirs de la gourmandise lui furent initiés par sa maman. « Lorsqu’elle travaillait à la ferme, je l’accompagnais souvent, je mettais la main à la pâte. » Et déjà il se sentait... comment dire... futur cuisinier. 

À dix-huit ans, il ouvre son restaurant de « snacks » et hamburgers maison. À vingt-trois ans, il décide de quitter le Brésil pour explorer d’autres univers culinaires. Il arrive en France en 2009. Mais entre le Brésil et la France, il fait une étape en Angleterre où il réside durant huit ans, dont trois années à Londres. Au sein de la capitale londonienne, le jeune cuisinier fait le tour des restaurants et des cuisines du monde. Parmi ces innombrables cuisines, s’il en est une qui retient particulièrement son attention, c’est bien la cuisine française. Alors, pour l’appréhender au mieux, il rentre au Dorchester d’Alain Ducasse, une belle école. Il y reste un an.

Durant son séjour en Angleterre, il rencontre une jeune franco-brésilienne, aussitôt, une petite flamme de folie s’embrase sur les fourneaux... Mais, avant d’épouser son cuisinier, la jeune femme l’entraîne en France. À Paris. Enfin, pas très loin de Paris : à Versailles, où il occupe une place de chef dans un petit bistro...

Après Versailles, il rejoint Paris et le Café Constant. Tout d’abord comme chef de partie, puis chef de cuisine. C’est à cette période qu’il fait la connaissance d’Eduardo Jacinto, lui aussi brésilien et chef de cuisine dans la maison Constant. « Eduardo projetait de créer son restaurant. Je l’ai suivi dans son aventure. » En 2013, Le Pario ouvre ses portes à Paris.
Et comme une aventure en appelle souvent une autre, deux ans plus tard, Alexandre Furtado s’associe à Yoann Dinh, un ami de son collègue et patron Eduardo Jacinto. Ils veulent créer leur propre restaurant.

Ainsi naît en 2015 le Bistro Paradis. Alexandre le cuisinier, Yoann le banquier reconverti et passionné qui gère la salle, la carte des vins (essentiellement française)... Le succès de ce lieu élégant dans la mouvance bistronomique-gastronomique est foudroyant. En quelques mois seulement, le Bistro Paradis devient le lieu branché, très prisé par les fines bouches de passage ou du quartier. Un quartier dans le 10e arrondissement, parmi les plus gourmands de Paris. 

La petite salle tout en longueur ne désemplit pas. Vingt-huit couverts, une carte réduite : cinq entrées, cinq plats, quatre desserts, et un menu du jour avec les suggestions du chef. Le clou du spectacle, c’est le comptoir derrière lequel officie délicieusement le chef. Un cuisinier talentueux et débordant d’amour pour son métier, pour ses clients... Le tout avec une éternelle bonne humeur communicative. 

Le chef distille une cuisine française au top, mâtinée de quelques touches bien senties venues du Brésil. Juste quelques saveurs discrètes mais efficaces. « Le Brésil coule dans mes veines. Mais ma cuisine est à 80 % française dans ses bases et sa philosophie. »

 

 

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Thuriès Gastronomie Magazine n°286 - janvier-février 2017

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